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Je te hais pour ton indifférence, je te hais pour ta légerté, je te hais pour toute cette souffrance et je te hais aussi pour toutes ces années ou tu m'as rejetée. Je te hais pour ton aisance, je te hais pour ta facilité à me cacher, me dissimuler, je te hais à ta bonne humeur, je te hais à ta façon de parler, je te hais parce que je ne supporte pas l'idée qu'un jour je pourrais te ressembler, je te hais car je hais le faite que tu ais le même sang que moi, je te hais car tu fais partie de moi, je te hais parce que je suis un bout de toi et que sans toi j'serai pas là, je te hais parce que tu me fais mal, je te hais parce que tu sais pas t'y prendre, je te hais parce que je n'te sers à rien et parce que je n'suis bonne à rien apparement, je te hais pour m'aimer quand ça t'arrange, je te hais pour la distance, je te hais pour tes attitudes, je te hais pour ta fausse gentillesse, je te hais pour ton regard, je te hais pour tes gestes, je te hais pour ton aigreur, je te hais pour ce que je suis devenue, je te hais pour m'avoir mise au monde, je te hais pour m'avoir foutue dans un bordel, je te hais pour m'avoir manqué toutes ces années, je te hais pour m'avoir volé un bout de mon coeur, je te hais pour m'avoir enlevée un bout de bonheur. Je te hais quand tu me répète que j'suis pas à la hauteur, je te hais parce que je n'vois pas le monde en couleurs, je te hais parce que je ne sais rien faire, je te hais quand tu me dis que je ne suis pas digne d'être ta fille, je te hais quand tu a honte de moi, je te hais quand tu me haïs, je te hais quand tu le regarde, je te hais quand tu me parle, je te hais quand tu pleure, je te hais quand tu rigole et meme quand tu souris, tu me dégoute et sous tous tes angles je te hais, je te hais du plus profond de moi, je te hais quand tu chante et je te hais même quand tu danse, je te hais quand tu me ressemble et je te hais quand tu est heureuse. Je te hais quand tu a peur, je te hais quand tu reflechi mais par-dessus tout je te hais quand tu m'aime.

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 17:09

Modifié le samedi 07 février 2009 13:57

I wrote a love song, make it yours

I wrote a love song, make it yours


Je suis couchée sur le ventre et le soleil me brûle le dos mais cela me procure une sensation de picotement assez agréable. Je sens sous mes mains du sable très fin, avec lequel je m'amuse. Je remplis mes mains pleines, puis le laisse filer, doucement, entre mes doigts. J'ai quelques grains de sable qui m'arrivent dans la bouche, parfois. Avec mes pieds, c'est la même chose. Cela dit, je me concentre plus à les fourrer profondément dans cette plage brûlante. Sur ma tête, j'ai un livre qui me cache les yeux, à cause du soleil qui m'empêche de somneler. Une petite brise se lève et me rafraîchi vaguement. Je sens tous les gens qui passent près de moi, car sous leur poid le sable de déplace, puis il y a ceux qui ne font pas attention et qui, cela arrive souvent, m'envoient des petits grains un peu partout sur la serviette. Je pense que vous êtes comme moi, mais je vous pose quand même la question; lorsque vous sortez de l'eau salée de la mer, vous appreciez bien sur que votre serviette n'ai aucuns grains de sable n'est-ce pas? Je ne supporte pas me secher dans un tissu -quelqu'il soit- pleins de sable. Rien que d'y penser, j'en ai des frisson de réticence. Tiens, tu viens me rejoindre. Tu es souriant comme jamais, tu as l'air si heureux! Tes yeux pétillent et sur ta peau, des perles d'eau coulent encore. Tes cheveux sont dans tous les sens et ça me fait rire, tu ris aussi et je t'aime encore plus lorsque tu ris. Tu dis que je suis ridicule avec mon livre sur la tête mais je m'en fiche, puisque tu m'aime quand même. Même avec les yeux fermés, je sais que tu me regarde, que tu m'observe et que, dans tous les cas, tu es prêt à rigoler si je fais quelque chose d'inhabituel ou de déplacé. Je te l'ai dis, je t'aime encore plus quand tu ris, alors je le fais. Et en effet, tu ris, tu ris aux eclats, comme un enfant. Ton rire a le don de soigner toutes mes blessures. Puis je pourrai reconnaître ta voix entre mille, elle est si douce, si forte et si virile en même temps. Elle est tellement unique, tellement belle. Je t'aime quand tu parle, je t'aime quand tu pleure, je t'aime quand tu fais la cuisine, je t'aime quand tu me fais l'amour comme un dieu et je t'aime quand tu ne dis rien, je t'aime aussi quand tu crie, quand tu es en colère et quand tu marche, je t'aime aussi quand tu es jaloux, quand tu n'es pas là et quand tu chante, quand tu dors, quand tu es malade et quand tu fais la vaisselle. J'aime ton visage, ton nez ta bouche et surtout tes lèvres, ton front tes yeux et leur couleur d'un bleu, oh, ce bleu. J'aime tes joues et tes yeux quand tu rigole, j'aime tes dents et j'aime ta langue. J'aime tes mains et les caresses qu'elles m'offrent, tes bras et la force qu'ils transportent. J'aime tes jambes ton ventre tes pectoraux et même tes pieds.

# Posté le mardi 27 janvier 2009 17:51

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 15:11

Projet, pas fini.

Projet, pas fini.
-Chapitre 1-


Tout ce qui me reste, c'est l'odeur sucrée des fleurs d'oranger, et la chaleur du soleil durant l'été. Je n'ai rien emporté avec moi, si ce n'est mes souvenirs, et le collier que m'avait offert maman pour mon 15ème anniversaire. Maman, elle était douce, si mince et tellement belle ! Je me souviens que sa peau sentait l'amande, et que ses cheveux étaient blonds comme le blé. Quand je rentrais de l'école pour les 4 heures, je trouvais tout le temps mon goûté prêt sur la table. Quand elle faisait à manger, elle mettait toujours un peu du pays dans ses plats, pour se rappeler la famille, les amis, le pays comme il était avant. Maintenant, tout à changé au bled il paraît. Mon frère y est retourné l'année passée et il m'a raconté que là-bas c'est la guerre, qu'il y a des morts partout, que tu risque d'être tué à n'importe quel moment de la journée. Que ce soit en allant à la pharmacie, en allant au supermarché ou en rentrant chez toi. Sauf qu'à présent, pour l'école ça se passe un peu mieux, il m'a dit que de plus en plus d'enfants pourraient suivre des cours normaux, et ça je trouve que c'est très bien. Au fait, mon nom à moi c'est Juliette. Ca paraît bizarre pour une fille qui vient d'un pays chaud, je sais. Mais c'est parce que mon vrai père est français. Ah oui, j'ai oublié de vous dire, je suis un enfant de la honte. Pourquoi ? C'est très simple ; ma mère à couché avec un soldat français. Je ne suis pas née d'un mariage et d'un amour parfait, je suis née d'une passion de deux êtres, le temps d'une soirée. Du coup, dans la famille je suis un peu celle qu'on préfère éviter. Plus petite, je devais me cacher lorsqu'on recevait des gens importants à la maison, et quand c'était la famille qui venait, je me faisais toute petite pour pas que l'on me remarque. C'est pour cela que je suis partie, je n'en pouvais plus d'être une enfant fantôme. Je ne sais toujours pas qui est mon père biologique, parce que ma mère a toujours refusé de me donner la moindre information sur lui, alors je vis avec ça, puis je me dis que ce n'est pas si grave. Il aurait été un mauvais père je pense. Bref, assez parlé de ça, de toute façon ça n'intéresse personne ces histoires. J'ai 22 ans, je suis grande et mes cheveux sont châtains. Ils sont aussi très bouclés, et ma peau est relativement bronzée, mais comme ici à Paris c'est l'hiver, je suis plus blanche que d'habitude. Je suis partie de chez moi à mes 18 ans, parce que je ne pouvais plus vivre ainsi car dans la famille, plus je grandissais, plus on m'oubliait. J'ai décidé de partir, avec la certitude que je ne manquerai à personne.ATCHOUM. Comme je suis partie à l'arrache, je ne savais pas vraiment où aller, j'ai pris un avion pour Paris, parce qu'on m'avait toujours dit que cette ville était magnifique et que les français étaient chaleureux. Bon, moi, vu l'image que j'avais de mon père je pensais que tous les hommes étaient comme ça. En faite, non. Cela dit, y'a des cons partout hein ! Donc, quand je suis arrivée à Paris je savais pas vraiment quoi faire, ni où aller. Comme j'ai toujours aimé la musique et qu'au bled, malgré le faite qu'on m'efface, parfois je pouvais chanter, d'ailleurs les gens me disaient souvent que j'avais une très belle voix. Donc j'ai décidé de me présentée à un casting qui recherchait des nouveaux talents. Je leur ai chanté quelques chansons puis ils m'ont choisie. Maintenant, j'ai un agent ; Monsieur Jean. Il paraît qu'il est très reconnu dans le métier, et que j'ai de la chance d'être tombé sur lui plutôt qu'un autre. Je m'entend assez bien avec cet homme, on est même presque amis à ce moment-là. Puis tout s'est enchaîné ; les Cds, les tournées et les concerts, les émissions Tv. Bref, j'étais connue dans le milieu. Pourtant, un jour tout a basculé pour moi. La révélation qui m'a été faite m'a détruite.

Tous les mardis on prenait notre café ensemble assis sur la terrasse du 'Café des artistes' mais ce mardi-là n'était pas comme les autres, je le savais. De fil en aiguille, notre discussion s'était vachement approfondie, puis on en est arrivés à parlé de notre vie d'avant. Moi, je lui ai parlé de maman, de mon frère et puis je lui ai décrit la ville, la maison et tout le reste. Rien de spécial, je veux dire, il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Mais lui, il a jugé bon de tout me raconté. Son père battait sa mère, alors son enfance fut assez dure, puis pendant l'adolescence, c'était le genre rebelle avec les cheveux en bataille. Il m'a dit qu'il était bel homme, avant. Grand, musclé, brun avec de beaux yeux marrons. Puis un visage parfait,d'ange presque. Comme il n'en pouvait plus d'être pris entre ses deux parents, il décida de se lancer dans l'armée.

- On était tous assez jeunes et plutôt cons, à l'époque. Tout ce qu'on voulait, c'était se barrer, on voulait pas faire d'étude ni rentrer dans un moule comme ça nan, nous on voulait juste se barrer loin de tout et de tout le monde. Et l'armée c'était un bon moyen, et aussi un bon argument auprès des parents. Puis un jour, il a fallu partir sur le terrain. Alors là, ça rigolait plus, c'était vraiment la guerre et tu pouvais pas te permettre de baisser les bras. Les mercredis soirs, on avait une permission de sortir dans les bars et ce genre de trucs. Tu sais, on restait des jeunes de 20 ans, on avait quand même besoin de s'éclater un peu. Puis, souvent on rencontrait des filles. Des filles de joie qu'on disait. C'était magique pour nous,on les payait trois fois rien puis elles étaient presque à notre merci. Avec le recul,je regrette d'avoir fait ça, parce qu'en agissant ainsi, je cautionnais. Mais bon, j'étais jeune, j'étais con. Comme tous les autres.


Maintenant je sais pourquoi maman n'a jamais voulu me parler de Monsieur Jean ; elle avait trop honte de me révéler son passé. Et elle a eu raison de ne pas le faire, sinon je serai partie plus tôt.

Mon pouls a commencé à s'accélérer, mon souffle devenait irrégulier et mes mains tremblaient sans que je puisse les arrêtées. Je venais de me prendre une énorme claque dans la gueule, et, bizarrement, j'en voulais plus à ce putain de Monsieur Jean qu'à ma mère, à ce moment-là. Peut-être parce que c'était lui qui me l'avait annoncé ? Dans tous les cas, le pauvre ne devait pas comprendre ce qui m'arrivait, parce qu'il ignorait tout de moi, il ne savais pas qu'on avait le même sang, il ne savait pas que j'étais la chaire de sa chaire. Le dégoût. La gerbe qui monte, et puis j'ai couru aux toilettes pour vomir, je ne sais même pas pourquoi mais j'ai vomis tout ce que j'avais en moi. Comme si je vomissais ce que je venais d'entendre, comme si je vomissais cette horreur. Ensuite, je suis partie en courrant, je ne savais pas où j'allais aller mais je courais à en perdre alène. J'voulais pas me retourner pour voir sa tête, et dans la mienne tout n'était que brouillard. Je me suis arrêtée au bord des rails du TGV, pour réfléchir. Puis, lorsque je m'étais un peu calmée, les choses ont commencées à se mettre en place, petit à petit. A présent, je comprenais pourquoi j'étais la honte. Je comprenais pourquoi je devais me cacher. J'étais l'erreur qu'avait commit ma mère, et c'est moi qui devais payer pour son crime. Crime, oui. Je ne trouve pas de mot assez fort pour exprimer la haine que j'avais en moi. Même si je trouvais d'un coup les réponses aux questions que je m'étais posées durant toute mon existence, j'étais hors de moi. Je haïssais tout et tout le monde, jusqu'au moindre insecte, tous les inconnus, mes amis, mon frère ma mère mon père enfin ; c'est un bien grand mot pour désigner l'homme qui ne sait même pas que j'existe. Cet homme n'est pas mon père, c'est un résidu de toute la merde du monde. Il devrait crever. Il aurait du crever avant que je ne le rencontre, ou alors je pourrai revenir en arrière pour le tuer.

# Posté le mardi 27 janvier 2009 15:39

Modifié le mardi 27 janvier 2009 15:52

Let me be your guide, your lighter in the night..

Let me be your guide, your lighter in the night..
J'pourrais te déclarer ma flamme sur un papier filigrane, filigrane comme tes yeux dans lesquels je me plonge et dans l'océan de tes caresses, tous ces mots qui me transpercent. Le coeur en feu j'pourrais te dire que t'illumine mes nuits, que ton sourire fait ma joie de vivre et que dans mes veines c'est du bonheur qui coule quand mes lèvres s'approchent des tiennes. Je connais ton corps dans ses moindre contours et ses moindre détails, toi et moi on connait même l'envers du décor, je connais tes faiblesse et je sais ce qui te rend fort.

<3

# Posté le lundi 26 janvier 2009 19:09

Modifié le mardi 27 janvier 2009 07:56